Rencontre – Harry Roselmack explore le mystère de notre existence

Figure familière de Sept à Huit sur TF1 depuis près de vingt ans, Harry Roselmack publie un nouvel ouvrage, Il n’est pas trop tard pour naître. À travers ce livre, le journaliste s’aventure sur un terrain plus intime : celui des origines de l’univers et du sens de la vie.

De passage à Rennes pour une séance de dédicaces, l’animateur attire spontanément le public. Habitué des écrans depuis 2006, il reste associé au rendez-vous dominical des Français. Mais derrière l’homme de télévision se cache un passionné de cosmologie et de réflexion philosophique. Fasciné par l’histoire de l’univers, vieux de 13,8 milliards d’années, il s’interroge surtout sur ce qui aurait précédé cette naissance cosmique : d’où vient tout cela ?

À 50 ans, l’ancien présentateur du 20 heures ne se revendique pas philosophe. Il souhaite avant tout rendre accessibles ces grandes questions souvent jugées abstraites. Selon lui, réfléchir à notre présence sur Terre permettrait de construire une forme d’éthique commune et de donner du sens à nos actions.

Son livre mêle connaissances scientifiques, astrophysique et cheminement personnel. S’il ne renonce pas à l’idée d’une dimension spirituelle, il affirme avoir pris ses distances avec les cadres religieux trop rigides. À ses yeux, la foi ne devrait jamais dispenser de réflexion critique. Questionner les dogmes serait au contraire une manière d’éviter les dérives et les extrémismes.

Lors des échanges avec le public, les discussions reviennent souvent à son parcours médiatique. Il en sourit : la télévision marque durablement les esprits, parfois au détriment de ses autres projets, comme ses livres ou son film Fractures (2017). Il continue néanmoins à prendre plaisir à raconter des histoires humaines à travers Sept à Huit, fidèle à son intérêt pour les sujets de société.

Premier journaliste noir à avoir présenté le journal de 20 heures sur TF1, il est devenu malgré lui un symbole de diversité. Si des progrès sont visibles à l’écran, il estime que le véritable enjeu réside dans la manière de raconter les parcours. Montrer toutes les origines dans tous les métiers, et pas seulement dans certains domaines, reste essentiel. Une représentation plus large, souligne-t-il, peut influencer positivement le regard des plus jeunes et ouvrir le champ des possibles.

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