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Author: MARIE
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Times Square : le carrefour électrique de Broadway et du spectacle new-yorkais
Au croisement de Broadway et de la 7e Avenue, Times Square incarne à elle seule l’image que le monde entier se fait de New York : des façades saturées d’écrans géants, un flot ininterrompu de passants et une énergie qui ne semble jamais retomber, de jour comme de nuit. Ce quadrilatère de Midtown Manhattan, longtemps carrefour commercial et théâtral, s’est imposé au fil du XXe siècle comme le cœur battant du spectacle américain, au point de devenir un symbole universel de la ville elle-même.
Que voir et faire à Times Square
Le premier réflexe, en arrivant sur la place, est de lever les yeux : les panneaux publicitaires lumineux qui habillent les immeubles environnants forment un décor à part entière, renouvelé en permanence, qui a fait la réputation du lieu bien au-delà des frontières américaines. Mais Times Square, c’est avant tout la porte d’entrée du Theater District, ce quartier qui concentre les salles historiques de Broadway où se jouent depuis des décennies comédies musicales et pièces qui ont marqué l’histoire du théâtre américain. Le Museum of Broadway, installé au cœur du quartier, permet justement de retracer cette histoire, des origines du music-hall new-yorkais jusqu’aux spectacles actuels, à travers costumes, décors et souvenirs de production. À quelques pas de là, Bryant Park offre une parenthèse plus tranquille : cette pelouse bordée d’arbres, adossée à la bibliothèque publique de New York, permet de souffler un instant avant de replonger dans l’effervescence de la place.
Quand partir à Times Square
Times Square vit à un rythme constant, été comme hiver, et ne connaît pas vraiment de basse saison : les spectacles de Broadway se jouent toute l’année, en soirée comme en matinée le week-end. L’été apporte une chaleur parfois lourde et une affluence touristique à son maximum, la place étant alors envahie par les visiteurs du monde entier. L’automne et le printemps offrent des températures plus clémentes, propices aux longues balades dans Midtown. L’hiver, malgré le froid, a son propre charme : les décorations de fin d’année illuminent encore davantage le quartier, et c’est ici que se déroule chaque 31 décembre la célèbre descente de la boule de Times Square, retransmise dans le monde entier. Quelle que soit la saison choisie, mieux vaut s’attendre à une foule dense à toute heure du jour ou de la nuit.
Comment s’y rendre
Times Square bénéficie d’un accès particulièrement simple depuis les trois aéroports qui desservent New York. Depuis LaGuardia, il faut compter environ trente à quarante-cinq minutes de route ou de bus jusqu’à Manhattan. Depuis JFK, le trajet en AirTrain puis en métro prend généralement autour d’une heure. Depuis l’aéroport de Newark, dans le New Jersey, le train NJ Transit ou l’AirTrain relient la gare de Penn Station en une quarantaine de minutes, à seulement quelques rues de la place. Une fois sur place, la station de métro Times Square-42nd Street est l’une des plus fréquentées de la ville, desservie par de nombreuses lignes qui permettent de rejoindre rapidement le reste de Manhattan. Grand Central Terminal et Penn Station, les deux grandes gares ferroviaires de la ville, se trouvent également à une courte distance à pied ou en métro, ce qui fait de Times Square un point de passage quasi obligé pour qui explore New York.
Bruyante, saturée de lumière et parcourue en permanence par des milliers de visiteurs, Times Square reste malgré tout l’un des lieux les plus fascinants de New York, celui où se concentre tout ce que la ville a de spectaculaire et de théâtral. On peut la traverser en quelques minutes ou s’y attarder une soirée entière au sortir d’une salle de Broadway : dans les deux cas, elle laisse l’image d’une ville qui ne s’arrête jamais.
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Les îles de Setonaikai : Naoshima et Teshima, sanctuaires d’art au cœur de la mer intérieure
Entre les grandes îles de Honshu, Shikoku et Kyushu, la mer intérieure de Seto, ou Setonaikai, forme un vaste plan d’eau calme parsemé de centaines d’îles et d’îlots. Longtemps vouées à la pêche et à une agriculture modeste, certaines de ces îles ont connu depuis les années 1990 une transformation inattendue, devenant des références internationales de l’art contemporain grâce à des initiatives culturelles ambitieuses. Naoshima et Teshima, les plus connues d’entre elles, attirent aujourd’hui autant les amateurs d’art que ceux en quête de paysages maritimes paisibles.
Que voir et faire dans les îles de Setonaikai
Naoshima concentre l’essentiel de la renommée artistique de la région. L’île abrite le Benesse House, à la fois musée et hôtel, ainsi que le musée Chichu, conçu par l’architecte Tadao Ando et en partie enterré dans la colline pour préserver le paysage naturel environnant tout en laissant filtrer une lumière naturelle savamment orchestrée à travers ses espaces d’exposition. L’île multiplie également les installations artistiques disséminées en extérieur, dont la célèbre citrouille à pois jaunes, devenue l’un des symboles visuels les plus reconnaissables de Setonaikai. À une courte traversée de là, l’île de Teshima propose une expérience plus contemplative, avec notamment le musée Teshima, une structure en forme de goutte d’eau abritant une œuvre unique jouant sur la lumière, le vent et le son plutôt que sur des objets exposés au sens classique. Au-delà de leurs musées, les deux îles conservent un cadre rural préservé, fait de terrasses agricoles, de petits ports de pêche et de villages traditionnels, offrant un contraste apaisant avec l’intensité artistique de leurs institutions culturelles.
Quand partir dans les îles de Setonaikai
La région bénéficie d’un climat globalement doux et abrité, la mer intérieure protégeant les îles des intempéries les plus rudes qui touchent d’autres parties du littoral japonais. Le printemps et l’automne constituent les saisons les plus agréables pour visiter Naoshima et Teshima, avec des températures clémentes propices aux déplacements à pied ou à vélo entre les différents sites. L’été, plus chaud et humide, reste praticable mais expose davantage aux typhons qui peuvent occasionnellement perturber les liaisons maritimes entre les îles. Les années où se tient la Setouchi Triennale, grand festival d’art contemporain qui investit périodiquement Naoshima, Teshima et plusieurs îles voisines, constituent par ailleurs une occasion particulière de découvrir la région enrichie d’œuvres et d’installations temporaires supplémentaires.
Comment s’y rendre dans les îles de Setonaikai
La ville de Takamatsu, sur l’île de Shikoku, constitue le point de départ le plus commode pour rejoindre Naoshima et Teshima. Elle est accessible depuis Okayama, desservie par la ligne Shinkansen, via un trajet en train régional d’environ une heure. Depuis le port de Takamatsu, des ferries réguliers relient Naoshima en une cinquantaine de minutes environ, certaines liaisons desservant également directement Teshima ou permettant une correspondance entre les deux îles. Une fois sur place, navettes locales, location de vélos et marche à pied suffisent largement pour explorer ces îles de taille modeste, où la voiture n’est ni nécessaire ni toujours bienvenue tant l’échelle des lieux invite à la lenteur.
Entre œuvres d’art contemporain et vie insulaire préservée, les îles de Setonaikai offrent une facette inattendue du Japon, où la création artistique dialogue avec la mer intérieure et ses paysages silencieux.
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Ishigaki : l’archipel Yaeyama et ses eaux émeraude au bout du Japon
Aux confins méridionaux du Japon, plus proche de Taïwan que de Tokyo, l’île d’Ishigaki constitue la porte d’entrée de l’archipel Yaeyama, un chapelet d’îles subtropicales appartenant à la préfecture d’Okinawa. Ici, le paysage n’a plus rien à voir avec celui du Japon continental : plages de sable blanc, récifs coralliens et eaux turquoise composent un décor qui évoque davantage l’Asie du Sud-Est que l’archipel nippon traditionnel.
Que voir et faire à Ishigaki
La baie de Kabira constitue l’image la plus célèbre d’Ishigaki, avec ses eaux d’un vert émeraude intense qui contrastent avec le sable clair et la végétation environnante. La baignade y est interdite en raison des courants, mais des bateaux à fond de verre permettent d’observer sans se mouiller les coraux et les bancs de poissons tropicaux qui peuplent ces fonds protégés. Au large, les eaux entourant Ishigaki comptent parmi les meilleurs sites du Japon pour l’observation des raies manta, particulièrement présentes durant les mois d’été, ce qui attire plongeurs et snorkeleurs venus spécialement pour cette rencontre. À une courte traversée en ferry se trouve l’île voisine de Taketomi, véritable carte postale vivante avec ses maisons traditionnelles aux toits de tuiles rouges, protégées par des murs de corail bas et ombragées par des arbres fukugi. On s’y déplace encore aujourd’hui en charrette tirée par des buffles d’eau, une tradition conservée davantage pour les visiteurs que par nécessité, mais qui témoigne du mode de vie rural propre aux îles Yaeyama.
Quand partir à Ishigaki
Le climat subtropical d’Ishigaki permet des températures douces à chaudes une grande partie de l’année, avec une saison balnéaire qui s’étend globalement d’avril à octobre. Les mois de juillet et août, bien que très ensoleillés, correspondent aussi à la période la plus exposée aux typhons, qui peuvent perturber ferries et vols vers l’archipel : il convient donc de rester attentif aux prévisions météorologiques à cette période. Les mois de juin à septembre offrent par ailleurs les meilleures chances d’observer les raies manta au large de la baie de Kabira. L’hiver, plus doux qu’ailleurs au Japon mais moins adapté à la baignade, reste une période agréable pour découvrir l’île à un rythme plus tranquille et avec une fréquentation touristique réduite.
Comment s’y rendre à Ishigaki
L’aéroport de New Ishigaki dessert l’île avec des vols directs depuis Naha, la capitale d’Okinawa, en un peu moins d’une heure, mais également par liaisons directes depuis Tokyo et Osaka, évitant ainsi une correspondance. Une fois sur Ishigaki, un réseau de bus locaux permet de rejoindre les principaux sites de l’île, dont la baie de Kabira, tandis que la location d’un véhicule reste une option pratique pour explorer à son rythme. Pour rejoindre Taketomi, un court trajet en ferry au départ du port d’Ishigaki suffit, la traversée ne durant qu’une dizaine de minutes, ce qui permet aisément une excursion à la journée entre les deux îles.
Entre les eaux émeraude de Kabira, les rencontres avec les raies manta et le charme intemporel de Taketomi, Ishigaki offre un Japon insulaire et subtropical, à mille lieues des images habituelles de l’archipel.
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Kanazawa : la cité des samouraïs entre jardins et feuille d’or
Sur la côte de la mer du Japon, Kanazawa fut pendant des siècles le fief du puissant clan Maeda, l’une des familles de seigneurs les plus riches de l’époque féodale après celle du shogun lui-même. Épargnée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, la ville a conservé un patrimoine architectural et artisanal exceptionnel, qui en fait aujourd’hui l’une des cités les mieux préservées du Japon ancien, entre quartiers de samouraïs, maisons de geishas et savoir-faire séculaire de la feuille d’or.
Que voir et faire à Kanazawa
Le cœur historique de Kanazawa s’organise autour du jardin Kenroku-en, considéré comme l’un des trois plus beaux jardins paysagers du Japon aux côtés de Kairaku-en et Koraku-en. Aménagé au fil des générations par les seigneurs Maeda, ce jardin déploie étangs, ponts de pierre, pins façonnés et pavillons de thé dans une composition pensée pour offrir une expérience différente à chaque saison. À proximité s’élève le château de Kanazawa, ancienne résidence du clan, dont les murailles blanches et les toitures caractéristiques témoignent de la puissance passée de la ville. Le quartier de Nagamachi, où vivaient autrefois les samouraïs au service des Maeda, a conservé ses ruelles étroites bordées de murs de terre ocre et ses résidences traditionnelles, dont certaines se visitent aujourd’hui. Non loin de là, le quartier de Higashi Chaya, l’un des plus anciens quartiers de geishas du Japon, aligne ses façades de bois sombre et ses salons de thé où subsiste encore une tradition artistique vivante. Kanazawa est enfin connue pour être le principal centre de production de feuille d’or du Japon, fournissant la quasi-totalité de la feuille utilisée dans le pays, un savoir-faire que l’on retrouve aussi bien dans la décoration de temples que dans des créations culinaires et cosmétiques proposées dans toute la ville.
Quand partir à Kanazawa
Kanazawa se visite avec plaisir toute l’année, chaque saison transformant le visage du jardin Kenroku-en. Le printemps, entre fin mars et début avril, y attire les visiteurs pour la floraison des cerisiers, tandis que l’automne, en novembre, habille les érables de teintes rouges et orangées particulièrement photogéniques. L’hiver, la ville reçoit des chutes de neige régulières en raison de sa position face à la mer du Japon, et le jardin déploie alors ses célèbres cordages de protection appelés yukitsuri, tendus en cônes au-dessus des pins pour les préserver du poids de la neige, un spectacle en soi. L’été, plus chaud et humide, reste une période plus calme pour visiter la ville sans l’affluence des saisons intermédiaires.
Comment s’y rendre à Kanazawa
Depuis l’ouverture de la ligne Shinkansen Hokuriku, Kanazawa est directement reliée à Tokyo par train à grande vitesse en environ deux heures trente, ce qui en fait une escapade facilement accessible depuis la capitale. La gare de Kanazawa, reconnaissable à sa porte de bois monumentale, se trouve à une courte distance à pied ou en bus du centre historique. Une fois sur place, l’essentiel des sites touristiques, du jardin Kenroku-en aux quartiers de Nagamachi et Higashi Chaya, se rejoint aisément à pied ou grâce aux bus de quartier dédiés aux visiteurs, qui desservent en boucle les principaux points d’intérêt de la ville.
Entre l’élégance de ses jardins, la mémoire de ses samouraïs et l’éclat discret de sa feuille d’or, Kanazawa incarne un Japon féodal resté intact, loin de l’agitation des grandes métropoles.
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Hokkaido : l’île sauvage du Japon, entre neige, lavande et fruits de mer
Tout au nord de l’archipel, Hokkaido tranche avec l’image que l’on se fait habituellement du Japon. Ici, les hivers sont rigoureux et enneigés, les étés doux et lumineux, et de vastes espaces naturels laissent place à une faune préservée. Longtemps restée en marge du développement du reste du pays, l’île a conservé un caractère sauvage qui en fait aujourd’hui une destination à part, appréciée aussi bien pour ses sports d’hiver que pour ses paysages agricoles et sa gastronomie tournée vers la mer.
Que voir et faire à Hokkaido
Hokkaido se vit au rythme des saisons. En hiver, la station de Niseko attire des amateurs de ski venus du monde entier pour sa neige poudreuse, réputée parmi les plus abondantes et les plus légères de la planète grâce à l’influence des vents sibériens chargés d’humidité au-dessus de la mer du Japon. Au même moment, la ville de Sapporo, capitale de l’île, organise en février son célèbre festival de la neige, où d’immenses sculptures de glace et de neige transforment le parc Odori en galerie à ciel ouvert. L’été offre un visage totalement différent : dans la région de Furano, les champs de lavande en fleurs dessinent en juillet des bandes mauves qui ont fait la renommée de la région dans tout le pays. À l’est de l’île, le parc national de Shiretoko, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, protège l’une des dernières zones véritablement sauvages du Japon, où ours bruns, aigles de mer et forêts vierges cohabitent le long d’une péninsule difficile d’accès. Enfin, la réputation gastronomique de Hokkaido n’est pas usurpée : ses eaux froides et poissonneuses font de l’île l’une des meilleures adresses du pays pour déguster crabe, oursin, saumon et autres produits de la mer.
Quand partir à Hokkaido
Le choix de la saison dépend entièrement de ce que l’on vient chercher. La période de décembre à février convient aux amateurs de ski et de sports d’hiver, ainsi qu’aux visiteurs du festival de la neige de Sapporo, mais impose des températures souvent négatives et des conditions hivernales prononcées. L’été, de juin à août, offre un climat bien plus clément que dans le reste du Japon, épargné par l’humidité écrasante qui touche Tokyo ou Kyoto à la même période : c’est la meilleure fenêtre pour découvrir les champs de lavande de Furano et explorer les sentiers de Shiretoko. Le printemps et l’automne, plus courts qu’ailleurs dans l’archipel, permettent néanmoins d’apprécier une nature intermédiaire, entre fonte des neiges et couleurs automnales précoces.
Comment s’y rendre à Hokkaido
L’aéroport de New Chitose, principal point d’entrée de l’île, se situe à une trentaine de minutes de Sapporo et propose des liaisons aériennes directes depuis Tokyo en environ une heure trente, ainsi que depuis d’autres grandes villes japonaises. Depuis Sapporo, un réseau de trains et de bus régionaux permet de rejoindre Niseko en environ deux heures et Furano en un peu plus de deux heures. Le parc national de Shiretoko, plus reculé, demande davantage de temps de trajet et se rejoint généralement en train jusqu’à la ville de Shiretoko-Shari puis en bus local, la location d’une voiture étant souvent recommandée pour explorer librement cette région moins densément desservie par les transports en commun.
Île de contrastes, Hokkaido conjugue rudesse hivernale et douceur estivale, nature sauvage et traditions culinaires bien ancrées. Une destination qui récompense ceux prêts à s’aventurer au-delà des sentiers battus du Japon traditionnel.
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Les Alpes japonaises : Kamikochi et Hakuba, entre sommets sacrés et poudreuse légendaire
Au cœur de la préfecture de Nagano, les Alpes japonaises dressent une barrière de sommets escarpés qui a longtemps isolé cette région du reste de l’archipel. Ce relief spectaculaire, surnommé par les premiers voyageurs occidentaux « les Alpes du Japon » tant il rappelle les massifs européens, abrite aujourd’hui deux visages complémentaires du Japon montagnard : la vallée préservée de Kamikochi, sanctuaire de randonnée au sein du parc national de Chubu-Sangaku, et la station de Hakuba, devenue référence mondiale du ski depuis les Jeux olympiques d’hiver de 1998.
Que voir et faire dans les Alpes japonaises
Kamikochi est sans doute le site le plus emblématique de la région. Cette vallée d’altitude, fermée à la circulation automobile, se découvre à pied le long de la rivière Azusa, dont les eaux turquoise serpentent entre forêts de mélèzes et prairies humides. Les sentiers, plats et accessibles à la majorité des marcheurs, offrent des vues constantes sur le massif de Hotaka, dont les pics dépassent les 3000 mètres et comptent parmi les plus hauts sommets du Japon après le mont Fuji. Les randonneurs plus expérimentés peuvent s’engager vers les refuges d’altitude pour des ascensions plus techniques, tandis que les visiteurs de passage se contentent volontiers d’une promenade jusqu’au pont Kappabashi, point de vue le plus photographié de la vallée. Plus au nord, Hakuba occupe une vallée plus large, entourée de plusieurs domaines skiables reliés entre eux, qui ont accueilli les épreuves de ski alpin et de saut à ski des Jeux olympiques de 1998. L’été venu, ces mêmes pentes se transforment en terrain de randonnée et de VTT, offrant une seconde vie à la montagne une fois la neige fondue.
Quand partir dans les Alpes japonaises
La saison influe considérablement sur l’expérience à vivre dans ces montagnes. Kamikochi n’ouvre généralement ses accès qu’entre la mi-avril et fin novembre, la vallée étant enneigée et inaccessible en hiver : la meilleure période pour la randonnée se situe donc de juin à octobre, avec un pic de fréquentation en été et des couleurs d’automne remarquables en octobre. Hakuba suit une logique inverse et vit surtout au rythme de l’hiver : de décembre à mars, la station bénéficie d’un enneigement abondant et réputé pour sa qualité de poudreuse, conséquence directe des masses d’air froid venues de Sibérie qui se chargent d’humidité au-dessus de la mer du Japon avant de heurter les reliefs. Le printemps et l’automne, plus courts, marquent des périodes de transition où la montagne se pare de couleurs mais où de nombreuses infrastructures touristiques tournent au ralenti.
Comment s’y rendre dans les Alpes japonaises
La porte d’entrée naturelle de la région est la ville de Matsumoto, reliée à Tokyo par train direct en un peu moins de trois heures, ou accessible via Nagano, elle-même desservie par le Shinkansen depuis la capitale en environ une heure trente. Depuis Matsumoto, des bus régionaux rejoignent Kamikochi en un peu plus d’une heure, la circulation privée étant interdite dans la vallée pour préserver son environnement : les visiteurs doivent donc laisser leur véhicule dans les parkings relais situés en contrebas. Hakuba se rejoint quant à elle depuis la gare de Nagano par bus ou par train régional jusqu’à la gare de Hakuba, un trajet d’environ une heure. Sur place, navettes et bus locaux desservent les différents domaines skiables et points de départ de randonnée, rendant la région praticable sans voiture, même si la location d’un véhicule reste une option appréciée pour circuler librement entre les vallées.
Entre les torrents cristallins de Kamikochi et les pentes enneigées de Hakuba, les Alpes japonaises offrent un condensé saisissant de la diversité montagnarde du Japon. Un même massif, deux visages, et une invitation à revenir selon la saison pour en découvrir chaque facette.
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Malmö : architecture contemporaine et esprit cosmopolite aux portes de Copenhague
Troisième ville de Suède, Malmö a métamorphosé son ancien tissu industriel en une cité résolument contemporaine, portée par une population jeune et cosmopolite et une proximité inédite avec le Danemark : le pont de l’Øresund relie la ville à Copenhague en une vingtaine de minutes de train, faisant de Malmö une étape naturelle entre les deux pays.
Que voir et faire à Malmö
Le Turning Torso, tour résidentielle torsadée de 190 mètres signée Santiago Calatrava, domine le front de mer du quartier de Västra Hamnen (« port de l’Ouest »), symbole de la reconversion urbaine de la ville depuis les années 2000. Le centre historique, autour de la place Stortorget et du château de Malmöhus, conserve quant à lui une architecture plus traditionnelle, entre canaux et parcs verdoyants comme Kungsparken et Slottsparken.
Malmö s’est aussi imposée comme une destination street food et gastronomique multiculturelle, reflet de sa population cosmopolite, et propose plusieurs plages urbaines aménagées à quelques minutes à pied du centre, dont la plage rocheuse de Ribersborg, prisée été comme hiver pour ses bains scandinaves traditionnels (saunas flottants compris).
Quand partir à Malmö
Les mois de mai à septembre offrent le meilleur compromis entre météo clémente et usage des plages et parcs de la ville. Étant reliée à Copenhague, Malmö se visite aussi aisément toute l’année dans le cadre d’un séjour combiné avec la capitale danoise, les distances courtes limitant l’impact de la saisonnalité sur les visites urbaines.
Comment s’y rendre
L’aéroport de Copenhague-Kastrup, à environ 20 minutes de train de Malmö via le pont de l’Øresund, constitue la porte d’entrée la plus pratique, desservie par de nombreuses compagnies européennes. Malmö dispose aussi de sa propre gare centrale, reliée directement à Stockholm en un peu plus de 4 heures de train.
Entre audace architecturale et art de vivre scandinave à taille humaine, Malmö s’impose comme l’une des villes les plus dynamiques du sud de la Suède.
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Gotland et Visby : l’île balte classée à l’UNESCO qui a traversé les siècles
Isolée au cœur de la mer Baltique, l’île de Gotland a longtemps prospéré comme comptoir commercial de la Ligue hanséatique — un passé qui se lit encore aujourd’hui dans les rues pavées de sa capitale, Visby, intégralement classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Que voir et faire à Gotland
Les remparts de Visby, longs de plus de 3,4 km et quasiment intacts depuis le XIIIe siècle, ceinturent une ville dont les ruines d’églises médiévales, les maisons à colombages et les roses grimpantes ont valu le surnom de « cité des roses et des ruines ». Chaque été, la semaine médiévale de Visby (Medeltidsveckan) transforme la ville en reconstitution historique grandeur nature.
Hors de la capitale, le littoral de Gotland est ponctué de rauks — des formations rocheuses calcaires sculptées par l’érosion, particulièrement spectaculaires sur la côte nord près de Fårö, l’île voisine rendue célèbre par le cinéaste Ingmar Bergman. Les plages de sable fin du sud de l’île, réchauffées par une mer Baltique peu profonde, comptent parmi les plus prisées de Suède en été.
Quand partir à Gotland
La haute saison estivale (juin à août) profite de la mer la plus chaude de Suède et de l’animation de la semaine médiévale, mais concentre l’essentiel de l’affluence touristique de l’île. Mai, juin et septembre offrent un compromis plus calme, avec une lumière douce idéale pour explorer les rauks et les villages côtiers sans la foule estivale.
Comment s’y rendre
Gotland se rejoint par ferry depuis Nynäshamn (au sud de Stockholm) ou Oskarshamn, en 3 à 5 heures selon la liaison, ou par un vol court depuis Stockholm ou Göteborg jusqu’à l’aéroport de Visby. Sur l’île, la location de vélo ou de voiture est vivement recommandée : les transports en commun restent limités hors de la capitale.
Entre remparts médiévaux et paysages baltes sculptés par le vent, Gotland offre l’un des visages les plus singuliers de la Suède insulaire.
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Göteborg : gastronomie étoilée et ambiance décontractée sur la côte ouest de la Suède
Deuxième ville de Suède, Göteborg cultive une identité bien différente de la capitale : plus décontractée, tournée vers la mer du Nord, la ville s’est imposée ces dernières années comme l’une des scènes gastronomiques les plus étoilées de Scandinavie, tout en conservant un port de pêche actif et un accès direct à un archipel préservé.
Que voir et faire à Göteborg
Le centre historique, autour du canal et de l’avenue Kungsportsavenyn, mêle architecture du début du XXe siècle, cafés et boutiques de design. Le marché couvert de Feskekôrka (« l’église aux poissons »), avec sa façade néogothique abritant un marché aux poissons et fruits de mer, résume à lui seul l’identité culinaire de la ville, portée par une abondance de restaurants étoilés au Michelin pour une ville de cette taille.
À quelques minutes de bateau du centre, l’archipel de Göteborg (Södra Skärgården) aligne îles sans voitures, maisons de pêcheurs colorées et rochers de granit propices à la baignade en été. Les amateurs de sensations fortes trouveront aussi à Göteborg l’un des plus grands parcs d’attractions de Scandinavie, Liseberg, ouvert de fin avril à la période de Noël.
Quand partir à Göteborg
La période de mai à septembre est idéale pour profiter de l’archipel et des terrasses de la ville, avec un pic de fréquentation en juillet-août lors des vacances suédoises. L’hiver, plus calme, met en valeur les intérieurs chaleureux et la scène gastronomique de la ville, particulièrement animée autour de Noël avec ses marchés traditionnels.
Comment s’y rendre
L’aéroport de Landvetter, à une trentaine de minutes du centre, est desservi depuis plusieurs grandes villes européennes. Göteborg se trouve également à environ 3 heures de train de Stockholm et à moins de 3 heures de route de Copenhague, ce qui en fait une étape naturelle sur un itinéraire scandinave plus large.
Entre gastronomie de renom et évasions insulaires à portée de ferry, Göteborg offre un contrepoint bienvenu à l’agitation de la capitale.
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Laponie suédoise : aurores boréales, soleil de minuit et culture same au nord du cercle polaire
Au nord du cercle polaire arctique, la Laponie suédoise déploie un territoire à part : forêts boréales, toundra et sommets qui restent, une bonne partie de l’année, sous un ciel nocturne exceptionnellement dégagé. C’est ici, dans la région d’Abisko, que se concentrent certains des meilleurs sites d’observation des aurores boréales de la planète, portés par un microclimat local qui limite la couverture nuageuse.
Que voir et faire en Laponie suédoise
Le parc national d’Abisko constitue le cœur de la région : sentiers de randonnée d’été (dont le début du célèbre Kungsleden, le « sentier des rois »), lac Torneträsk et « trou bleu » d’Abisko, une trouée dans la couverture nuageuse qui favorise l’observation du ciel nocturne. En hiver, les excursions organisées de chasse aux aurores, en motoneige ou en traîneau à chiens, complètent l’expérience.
La région est aussi le cœur historique de la culture same (Sápmi), le peuple autochtone de Scandinavie du Nord : plusieurs villages et centres culturels proposent des rencontres avec des éleveurs de rennes et une initiation à leurs traditions, artisanat et gastronomie. En été, le soleil de minuit inverse l’expérience : le soleil ne se couche pas pendant plusieurs semaines, ouvrant la voie à des randonnées à toute heure du jour ou de la nuit.
Quand partir en Laponie suédoise
Pour les aurores boréales, la période de fin septembre à mars offre les nuits les plus longues et les meilleures chances d’observation, avec un pic autour de l’équinoxe d’hiver. Pour le soleil de minuit et la randonnée, privilégiez juin et juillet, quand les sentiers sont dégagés de neige et les journées interminables.
Comment s’y rendre
Le village d’Abisko est desservi par le train de nuit depuis Stockholm (environ 17 à 19 heures de trajet, une expérience en soi) ou par avion jusqu’à l’aéroport de Kiruna, à environ 1h30 de route ou de bus d’Abisko. La location d’un véhicule adapté aux conditions hivernales est recommandée pour explorer la région en toute autonomie.
Destination hors du commun, la Laponie suédoise s’adresse aux voyageurs en quête d’un dépaysement radical, entre spectacle céleste et immersion dans une culture polaire millénaire.