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Category: Sport
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WIMBLEDON 2026 : SERENA EST DE RETOUR. LE GAZON N’A JAMAIS ÉTÉ AUSSI ÉLECTRIQUE.
Il y a des éditions de Wimbledon qu’on anticipe. Et il y a celles qu’on n’oublie pas. La 139e édition, qui s’ouvre le 29 juin au All England Club, appartient déjà à la deuxième catégorie.

Il y a des éditions de Wimbledon qu’on anticipe. Et il y a celles qu’on n’oublie pas. La 139e édition, qui s’ouvre le 29 juin au All England Club, appartient déjà à la deuxième catégorie. Serena Williams, 44 ans, a accepté la huitième et dernière wild card du tableau féminin le 21 juin dernier, officialisant son retour en Grand Chelem après presque quatre ans d’absence. Sa dernière apparition en Grand Chelem en simple remontait à l’US Open 2022, où elle avait chuté au troisième tour face à Ajla Tomljanovic. Sa dernière présence à Wimbledon remontait elle aussi à 2022, où elle avait été éliminée dès le premier tour par Harmony Tan. Un comeback qui secoue le circuit mondial et transforme ce Wimbledon en événement planétaire.
Le retour de la légende américaine a une dimension très personnelle. Elle l’a elle-même confié à Queen’s Club il y a quelques semaines : c’est avant tout pour que ses enfants la voient jouer. Ses deux filles, Olympia (8 ans) et Adira (2 ans), seront dans les tribunes pour l’occasion. Sa préparation a débuté en double : elle s’est alignée avec la Canadienne Victoria Mboko au Queen’s Club, puis avec la Tchèque Karolina Muchova à Berlin. Deux sorties qui lui ont permis de retrouver les sensations sur gazon après une longue absence. Mais c’est bien le simple qui concentre toutes les attentes. Elle sera également engagée en double avec sa sœur Venus Williams (46 ans), pour reformer un duo qui totalise quatorze titres du Grand Chelem en double ensemble entre 2000 et 2016.
Son premier tour en simple est fixé au mardi 30 juin, sur le Court Central, le sanctuaire du tennis mondial, là où elle a triomphé à sept reprises (2002, 2003, 2009, 2010, 2012, 2015, 2016). Son adversaire : l’Australienne Maya Joint, 20 ans, classée 53e mondiale. Vingt-quatre ans la séparent de sa cadette. C’est toute la magie absurde et magnifique de ce retour.
Sinner favori, Djokovic en embuscade, Alcaraz forfait
Du côté masculin, le tableau dévoilé le 26 juin s’annonce radicalement déséquilibré. Jannik Sinner, tenant du titre, hérite d’une moitié haute très relevée : Novak Djokovic (tête de série n°7), Daniil Medvedev (n°8) et Félix Auger-Aliassime (n°3) sont tous dans sa partie de tableau. Le numéro 1 mondial reste le favori des bookmakers, mais il devra batailler dès les premières semaines. Sinner commencera face au Serbe Miomir Kecmanovic. Djokovic, lui, débute contre le Chinois Wu Yibing, et pourrait croiser Hugo Gaston dès le deuxième tour. À 39 ans, le Serbe vise un 25e titre du Grand Chelem qu’il rêve de décrocher sur son gazon préféré.
Dans la partie basse du tableau, Alexander Zverev fait figure de grand favori après le forfait de Carlos Alcaraz, contraint de déclarer forfait pour une blessure au poignet. L’Allemand, vainqueur de Roland-Garros, ne s’est encore jamais qualifié pour les quarts de finale à Wimbledon. Ce sera sa première Quinzaine en tant que champion de Grand Chelem, un nouveau statut, une nouvelle pression.
Le tableau féminin sous haute tensionChez les dames, Aryna Sabalenka est désignée tête de série numéro 1 et grande favorite mondiale. Iga Swiatek, défendante du titre 2025 remporté en 57 minutes avec un double 6-0 face à Amanda Anisimova, et Elena Rybakina ancrent la moitié basse du tableau. Mais l’attention collective ne leur appartient plus. Mirra Andreeva, représentante de la nouvelle génération, incarne à elle seule l’ambivalence d’un vestiaire partagé entre admiration et appréhension. C’est tout ce que ce retour a changé dans l’air du All England Club.
La France, 15 représentants dont plusieurs têtes de série
Quinze Français sont engagés dans le tableau principal, un chiffre historique pour la délégation tricolore. Arthur Fils, numéro 1 français, débutera face au Belge Raphaël Collignon. Ugo Humbert affronte Zizou Bergs dans un derby franco-belge qui promet. Hugo Gaston sera lui aussi de la partie, avec une possible confrontation avec Djokovic au programme en cas de bon parcours. D’autres Français seront également au départ : Terence Atmane, Quentin Halys, Alexandre Müller, Adrian Mannarino ou encore Loïs Boisson chez les femmes face à Elena Rybakina. L’espoir d’un Tricolore en deuxième semaine n’a jamais été aussi réaliste.
Un record de dotation
La dotation totale atteint un record de 64,2 millions de livres sterling, en hausse de 20 % par rapport à 2025. Wimbledon ne change pas souvent. Quand il change, c’est pour marquer les esprits. Cette édition le fait avant même le premier service officiel.
Sources
info.fr
WTA Tennis
Franceinfo
Eurosport
CNN
TennisActu
Universtennis
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Gulf : comment une compagnie pétrolière est devenue l’une des marques lifestyle les plus désirables du moment
Du bidon d’huile au vestiaire : la livrée bleu et orange qui a conquis la mode.

Il y a des marques qui naissent dans les défilés. Si Gulf est née au Texas en 1901, c’est au Mans qu’elle est devenue une icône. Dans les rugissements des Ford GT40 puis des Porsche 917, et dans l’objectif d’une caméra braquée sur Steve McQueen, la marque a forgé une identité qui dépasse largement le sport automobile. Aujourd’hui, son célèbre logo et sa livrée bleu ciel et orange s’affichent dans les rues de Paris, de Tokyo ou de Londres, loin des paddocks et des stations-service. Retour sur l’ascension inattendue d’une icône.
Une huile moteur devenue mythe
Tout commence en 1901 au Texas. Gulf Oil est alors une compagnie pétrolière parmi d’autres, née dans le sillage de la découverte du gisement de Spindletop. Rien ne préfigurait la trajectoire culturelle qui allait suivre. C’est dans les années 1960 que tout bascule : Gulf adopte sa célèbre livrée bleu et orange sur les Mirage M1, avant qu’elle ne devienne indissociable des Ford GT40 puis des Porsche 917. Les résultats en piste sont aussi spectaculaires que l’esthétique de ces bolides : victoires aux 24 Heures du Mans, domination en endurance et image devenue mythique.
Mais le vrai tournant, celui qui transforme un simple partenariat de sponsoring en légende pop, c’est 1971. Steve McQueen, au sommet de son statut d’icône, tourne Le Mans. Sur son blouson de pilote, le logo Gulf. À son poignet, une Heuer Monaco. En une seule image, la marque entre dans l’histoire de la culture populaire et du style, presque malgré elle.
De la piste au vestiaire : une transition naturellePendant des décennies, Gulf reste avant tout une affaire de passionnés d’automobile. Des t-shirts et casquettes estampillés de la livrée circulent chez les collectionneurs et les fans de sport auto. Mais c’est la montée en puissance de l’esthétique vintage motorsport dans la mode qui change la donne.
Aujourd’hui, l’univers Gulf s’étend au lifestyle grâce à des licences et des collaborations soigneusement sélectionnées. La stratégie est claire : Gulf ne veut pas être un simple fournisseur de goodies. Elle veut incarner un état d’esprit.
Gulf a lancé AN-Y1, sa marque de streetwear de luxe inspirée de son héritage motorsport. Présentée pour la première fois sur les podiums du Amber Lounge à Monaco (l’une des soirées les plus exclusives du calendrier F1), la collection joue la carte de la dualité : le bleu et l’orange comme ADN visuel, des coupes modernes et des silhouettes affirmées. Une ligne essentiellement féminine, complétée de bombers unisexes et d’une veste enfant. Audacieux.
TAG Heuer, McLaren, MotoGP : les alliances qui font le prestige
Ce qui distingue Gulf des simples marques “racing lifestyle”, c’est la qualité de ses associations. Depuis 2016, Gulf et TAG Heuer collaborent régulièrement autour d’éditions spéciales de la Monaco inspirées de l’univers Gulf. La TAG Heuer Monaco Gulf Edition est devenue l’une des déclinaisons les plus recherchées de l’emblématique Monaco, symbole de l’héritage partagé entre les deux marques.
Du côté de la Formule 1, Gulf et McLaren Racing entretiennent une histoire d’amour qui dure depuis 1968. Un partenariat pluriannuel, réactivé en 2021, place le logo Gulf sur les capots des monoplaces et sur les tenues des mécaniciens et pilotes, offrant à Gulf une visibilité mondiale tout au long de la saison.
Gulf a également fait son entrée en MotoGP en devenant partenaire de la Trackhouse MotoGP Team. L’Aprilia RS-GP25 arborait fièrement la livrée bleu et orange lors des premiers rounds en Thaïlande et en Argentine. L’expansion continue.
Le timing parfait : quand la nostalgie devient tendance
Gulf surfe sur une vague plus large : celle de la gorpcore, du motorsport aesthetic et du vintage sportswear qui envahissent les feeds depuis quelques saisons. Les marques de sport automobile sont les nouvelles références du style urbain. Pour de nombreux amateurs de mode et de sport automobile, porter un t-shirt Gulf, c’est afficher une culture : une connaissance de l’histoire du sport auto, une sensibilité rétro, une appartenance à une tribu cool et discrète.
En France, des revendeurs officiels comme Ride & Roll, licencié exclusif Gulf pour le prêt-à-porter (les collections sont développées en France), proposent polos brodés, blousons inspirés des paddocks et casquettes au détail soigné. La qualité est au rendez-vous. Le positionnement aussi : ni trop grand public, ni trop confidentiel.
Ce que Gulf a que les autres n’ont pas
Dans un marché du lifestyle saturé de collabs opportunistes, Gulf dispose d’un avantage rare : une authenticité que personne ne peut lui contester. La marque n’a pas besoin d’inventer son histoire. Steve McQueen l’a portée. Porsche a couru avec elle. Le Mans l’a consacrée.
C’est ce storytelling naturel, ancré dans des décennies de compétition réelle, qui donne à chaque pièce Gulf une profondeur que peu de marques peuvent revendiquer. Un sweat-shirt Gulf n’est pas juste un sweat-shirt. C’est une pièce de 125 ans d’histoire industrielle et sportive, packagée dans 100 % coton.
Et ça, en 2026, ça n’a pas de prix.
Sources
Gulf Oil International
Oreca Store
Ride & Roll
The Manual
SwissWatchExpo
Hypebeast
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Steve McQueen : le “King of Cool” qui a popularisé le style motorsport
45 ans après sa mort, il reste l’une des plus grandes icônes du style masculin. Et en 2026, son héritage n’a jamais été aussi vivant.

Il n’a jamais posé pour Vogue. Il n’a jamais signé de contrat avec une maison de couture. Il portait des jeans usés, des boots de moto et une vieille veste en denim qu’il ne quittait presque jamais. Et pourtant, Steve McQueen est aujourd’hui largement considéré comme l’une des plus grandes icônes du style masculin. Le “King of Cool” n’a pas fait la mode, il l’a redéfinie sans même y penser.
En 2026, à l’occasion du 55e anniversaire du film Le Mans, sa famille, les circuits, les marques et les musées se mobilisent pour célébrer un homme qui, même disparu depuis 1980, continue d’influencer la façon dont on s’habille, dont on roule, et dont on rêve.
L’homme derrière la légende
Terrence Steven McQueen naît en 1930 dans une Amérique qui ne lui fait pas de cadeau. Élevé en grande partie par ses grands-parents après une enfance difficile, adolescent turbulent multipliant les fugues et les actes de délinquance, rien ne prédessinait cet enfant cabossé à devenir le visage de la cool attitude mondiale. Il s’engage dans la marine, étudie le théâtre au Neighborhood Playhouse School of the Theatre auprès de Sanford Meisner avant de fréquenter également l’Actors Studio, et fait ses débuts à Broadway en 1955.
Mais c’est sur les plateaux de cinéma que McQueen devient McQueen. La Grande Évasion (1963), L’Affaire Thomas Crown (1968), Bullitt (1968), Le Mans (1971) : chaque film est une déclaration de style autant qu’un succès au box-office. Il ne joue pas des personnages. Il les habite. Et ses tenues avec lui.
Un style qui n’appartenait qu’à lui
Ce qui rend McQueen unique dans l’histoire de la mode, c’est qu’en dehors des plateaux de tournage, il choisissait lui-même la plupart de ses vêtements. Il portait ce qu’il aimait, et ce qu’il aimait était parfait.
Son uniforme du quotidien ? Du denim head-to-toe, des grosses mailles, des blousons courts, des boots de moto ou des chukka boots à semelle gomme. Une esthétique à mi-chemin entre le cowboy américain, l’aventurier et le pilote de paddock, bien avant que ces codes ne deviennent des tendances.
Les pièces qu’il a rendues mythiques :
Les lunettes Persol 714 : pliantes, solaires, irrésistibles. Toujours copiées, jamais égalées.
La TAG Heuer Monaco : portée sur le tournage du Le Mans en 1971, elle est devenue l’une des montres les plus iconiques de l’histoire de l’horlogerie. Un placement de marque accidentel devenu mythe absolu.
Le blouson Harrington G9 de Baracuta : porté dans L’Affaire Thomas Crown, il est toujours produit aujourd’hui dans le même tissu.
La veste de course Gulf : celle qu’il portait sur le circuit de la Sarthe, bleu ciel et orange, qui a transformé une livrée pétrolière en symbole culturel.
Le Mans 1971 : quand un film devient un manifeste culturel
En 1970, Steve McQueen fait quelque chose de complètement fou : il participe aux 12 Heures de Sebring au volant d’une vraie Porsche 908, terminant deuxième au général. L’année suivante, le film mêle des images tournées pendant les 24 Heures du Mans 1970 à des scènes réalisées ensuite sur le circuit avec de véritables voitures et pilotes. Le résultat est moins un film qu’un documentaire de l’intérieur : bruyant, sensoriel, obsessionnel.
Sur ses épaules : le blouson Gulf. Sur son poignet : la Heuer Monaco. En une seule image, McQueen offre à deux marques une immortalité qu’aucun budget marketing n’aurait pu acheter.
55 ans plus tard, ses petits-enfants Chase et Madison McQueen ont collaboré avec l’Automobile Club de l’Ouest sur une collection officielle commémorative. “Notre grand-père incarnait l’authenticité, il n’avait aucune tolérance pour le faux”, déclarent-ils. “Chaque pièce doit raconter une histoire, faire ressentir aux fans qu’ils font partie de son univers.”
Rétromobile 2026 : le retour du King à Paris
En janvier 2026, le salon Rétromobile a organisé au sein du Pavillon 7.2 une grande rétrospective entièrement dédiée à Steve McQueen. Au programme : les voitures et motos emblématiques de sa carrière et de sa vie personnelle, la Triumph TR6 Trophy de La Grande Évasion, la Mustang Fastback 1968 de Bullitt, des motos Husqvarna et Honda de Le Mans. Une exposition qui a attiré des milliers de visiteurs venus toucher du doigt l’héritage d’un homme qui aimait les machines comme d’autres aiment les tableaux.
2026 : l’héritage McQueen plus vivant que jamais
Ce qui est frappant, c’est que le style McQueen ne vieillit pas. Il se recompose. Les codes qu’il portait dans les années 60-70, le denim brut, le blouson de pilote, la montre sport sobre, la boot robuste, sont exactement ceux qui dominent les tendances masculines en 2026.
Plusieurs marques entretiennent activement cet héritage. Barbour a sorti plusieurs éditions limitées hommage. TAG Heuer continue de proposer de nouvelles éditions de la Monaco inspirées de l’univers de Steve McQueen et de Gulf.
Ce que McQueen a vraiment inventé
Steve McQueen n’a pas inventé le jean. Il n’a pas créé le blouson. Mais il a fait quelque chose de plus précieux : il a rendu le vêtement décontracté désirable. Il a prouvé qu’un homme pouvait être élégant sans costume, raffiné sans effort, cool sans y penser.
Il a largement contribué à faire entrer le sportswear masculin dans l’imaginaire de l’élégance et à populariser l’esthétique motorsport auprès du grand public.
En 2026, quand un jeune homme enfile un blouson de pilote Gulf, une paire de chukka boots et des lunettes teintées, il rejoue sans le savoir une scène écrite il y a plus de cinquante ans sur le circuit de la Sarthe. Par un acteur qui n’avait pas de styliste, pas de contrat de sponsoring, et juste un sens inné de ce qui dure.
C’est ça, le King of Cool.
Sources
24h-lemans.com
Ride & Roll
Instant City
Comme un Camion
Caradisiac
mode-vintage.com